À quelques jours d’intervalle, deux études étaient publiées sur l’accès aux soins, l’une régionale, l’autre nationale.
L’URPS Chirurgiens Dentistes d’Île-de-France regrette l’invisibilisation de la profession de chirurgien-dentiste par l’étude de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France.
Elle se félicite en revanche des résultats plus qu’honorables obtenus par la profession en matière d’accessibilité au niveau national.
Quelques enseignements intéressants sont à retenir.
L’Agence régionale de santé d’Île-de-France vient de publier son baromètre de l’accessibilité aux soins dans la région francilienne.
- 74 % des Franciliens se déclarent satisfaits de la prise en charge de leur santé dans leur région
- 89 % se déclarent en bonne santé
- Malgré des disparités territoriales toujours très marquées
- Un niveau de satisfaction plus élevé à Paris et en petite couronne
- Un taux supérieur à la moyenne nationale (69 %), en progression de 4 points par rapport à 2024
Parmi les professions étudiées figurent les médecins généralistes et spécialistes, notamment en gynécologie, pédiatrie et imagerie médicale.
L’URPS des chirurgiens-dentistes regrette toutefois l’invisibilisation d’autres disciplines de santé, et tout particulièrement des chirurgiens-dentistes, absents de cette étude.
Parallèlement, Doctolib et la Fondation Jean-Jaurès ont publié « Les Cartes de France de l’accès aux soins 2026 ». 10 professions, dont les chirurgiens-dentistes, y sont étudiées.
Le délai médian d’obtention d’un rendez-vous est de 10 jours pour la profession, soit une amélioration d’un jour sur la période 2023-2025.
Un résultat très honorable comparé aux :
- Cardiologues : 42 jours
- Dermatologues : 32 jours
- Ophtalmologues : 21 jours
- Gynécologues : 19 jours
- Psychiatres : 15 jours
- Sage-femmes : 12 jours
Seuls les pédiatres : (8 jours), kinés (6 jours) et médecins généralistes (3 jours) font mieux.
Toutes les professions maintiennent une capacité de réponse non programmée, avec de 8 % à 39 % des rendez-vous obtenus en moins de 48 heures. Ce taux atteint 21 % pour les chirurgiens-dentistes.
Trois autres enseignements sont à retenir :
- Un renoncement massif aux soins porté par les cadres (71 %) et les 25-34 ans (75 %), davantage que chez les ouvriers (63 %) ou les personnes sans activité (63 %)
- Un écart limité de seulement 4 points entre zones urbaines denses et zones rurales, invitant à dépasser le seul prisme des déserts médicaux pour considérer l’accès aux soins comme un défi structurel national
- 45 % des patients utilisent déjà une IA conversationnelle pour des questions de santé
Ce n’est plus un phénomène émergent mais une pratique désormais courante, avec un écart générationnel très marqué : 75 % chez les 18-24 ans contre 13 % chez les 75 ans et plus.


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